Histoire

Historique

La terre seigneuriale de cette localité est signalée dans une charte des Comtes de Champagne en date de 1160.

Elle dépendit successivement de l’abbaye de N.-D. de Fontenay et de celle de Sainte-Geneviève-du-Mont, jusqu’au XVIè siècle. A cette époque, la seigneurie échut à François d’Anglure qui en rendit hommage au Seigneur de Coulommiers. Il avait épousé, en 1523, Marie de Vères, veuve de Louis de Brichanteau-Nangis. Elle lui apportait en dot la terre seigneuriale de Dagny. François d’Anglure mourut au château d’Amillis, en 1554.

Leur fille, Marie d’Anglure, héritière d’Amillis et de Dagny, épousa Claude de Bauffremont, Baron de Seneçay, Capitaine de cent hommes d’armes, Gouverneur d’Anglure et conseiller d’État. Elle lui donna deux fils : Henri et Philippe et deux filles, Mesdames de Vieupont et de Vergy.

Henri de Bauffremont fut tenu sur les fonts baptismaux, en 1577, par le Duc de Guise dont les troupes campaient dans les environs. Henri fut Marquis de Seneçay et Seigneur d’Amillis et de Dagny. Chevalier des ordres du roi, il présida la noblesse aux États de Bourgogne, en 1614, fut chargé de l’ambassade d’Espagne pour le mariage de Louis XIII avec Anne d’Autriche. Lié au Cardinal de La Rochefoucauld dont il avait épousé la nièce, il eut beaucoup d’influence sur la reine et s’en servit. Il mourut en 1622 des suites des blessures qu’il avait reçues au siège de Rozan.

Il laissait une fille, Marie-Claire de Bauffremont, comtesse de Flaix, sa femme et sa mère. Celle-ci, veuve, abandonna, en 1610, le château d’Amillis à son second fils, Philippe, qui renonça à la donation. Alors la baronne de Seneçay disposa de ses biens de la Brie en 1628, en faveur de ses deux filles, sous réserve d’usufruit.

La marquise, Henri de Bauffremont, née Marie-Catherine de La Rochefoucauld, duchesse de Randan, nièce du Cardinal de La Rochefoucauld, protégea Bossuet qu’elle présenta à Anne d’Autriche, dont elle était dame d’honneur. Elle était aussi gouvernante des enfants de France. Elle obtint pour sa fille, la Comtesse de Flaix, la survivance de la charge de dame d’honneur.

Les seigneuries d’Amillis et de Dagny passèrent ensuite à la famille des Comtes de la Martelllière, originaire de Perche, qui les conserva jusqu’à la Révolution. Jérôme-Joseph-François-Bernard, Comte de la Martellière, fut déclaré émigré en 1703 et ses biens furent confisqués et vendus.

L’Eglise

L’église appartient en grande partie à la transition : le chapiteau sculpté est du XIème, le tailloir est du XIIème siècle. A l’un d’eux on voit des écus armoriés. Les clefs de voûte portent en relief une effigie de Saint Pierre, Evêque de Rome, la figure de l’Agneau et le symbole du Saint-Esprit.

Quelques pierres tombales ont disparu, notamment celle de Louis de Bauffremont, Abbé commendataire de l’abbaye de N.-D. de Fontenay, enterré en 1598 dans le caveau de la famille. Il reste cette date sur l’une d’elles : 1535 et sur une autre, ce nom : Nicolas Dalençon, décédé en 1573.

La chapelle de sainte Flodoberte, religieuse de l’abbaye de Faremoutiers et patronne d’Amillis, était située à 500 mètres de l’église sur la route de Marolles. Cette bâtisse n’existe plus, seule une source, qui a provoqué durant de longs siècles un important pèlerinage, coule encore sur ces lieux.

Cette chapelle, ainsi que le prieuré de Notre Dame du Boschet relevait de l’abbaye de Molesme.

Le prieuré a été fondé en 1135 sous le nom des frères de Mont-Gauchier.

Le Château d’Amillis

En 1806, le château d’Amillis était la propriété d’un Sieur Bourra, puis devint celle de la famille Nottin et est actuellement maison de retraite des Dominicaines.

La grotte de Notre Dame de Lourdes

Cette grotte de Notre Dame de Lourdes fut construite en 1958, année du centenaire des apparitions de Notre Dame à Lourdes.

Créée et réalisée par l’Abbé Jean Fabing, curé d’Amillis, elle fut construite par des ouvriers de Moselle avec l’aide des paroissiens d’Amillis, Chevru et Dagny et de nombreux amis et bienfaiteurs sur ce terrain des bois de la Croix.

Inauguration et bénédiction le 13 juillet 1958 par Monseigneur Georges Romain, Vicaire Général.

Pèlerinage au 15 août.